Vous croyez que tous les pays européens déroulent le tapis rouge pour les touristes américains ? Détrompez-vous. Certains commencent à en avoir un peu assez du bruit, des selfies et des « Oh my God! » criés dans les ruelles paisibles. Et le pays qui mène la danse dans ce petit rejet… c’est les Pays-Bas. Oui, vraiment !
Les Pays-Bas en ont marre du bruit
Imaginez marcher tranquillement le long des canaux d’Amsterdam, un vélo qui passe, une odeur de gaufre chaude dans l’air… Puis soudain, un groupe de touristes, casquette vissée sur la tête, parlant (très) fort en anglais. Ce contraste, les Néerlandais y sont de moins en moins sensibles.
Selon les données récentes, près de 40 % des habitants des Pays-Bas ont une perception négative des touristes américains. Pas une animosité violente, non. Plutôt un agacement poli face à ce qu’ils considèrent comme une trop grande exubérance.
Un habitant d’Amsterdam l’a résumé simplement : « On ne les déteste pas… mais c’est souvent envahissant ». En clair, on peut venir, mais à condition de ne pas trop s’imposer.
Le Portugal et la Belgique : l’accueil pas toujours chaleureux
Les Américains pensaient peut-être trouver refuge sous le soleil du Portugal ou dans les ruelles de Bruxelles. Mais là aussi, le tapis d’accueil est un peu…râpeux. Au Portugal, 37,7 % des gens ont un avis mitigé sur ces touristes venus de l’Ouest. En Belgique, c’est pareil, avec 37,5 % de perceptions négatives.
Encore une fois, pas de haine. Juste une impression que parfois, les groupes de touristes américains prennent un peu trop de place. Une sorte de bruit de fond constant, là où les locaux aiment le calme, surtout en terrasse ou dans les rues piétonnes.
En Scandinavie : un choc de cultures
La Scandinavie rime souvent avec calme, nature, et introspection. Alors imaginez ce qui se passe quand débarque un groupe enthousiaste de visiteurs US. Les Danois et les Suédois n’apprécient pas toujours ce vent de spontanéité.
Avec 37 % de Danois et 36,9 % de Suédois qui voient d’un œil un peu critique la présence américaine, il vaut mieux savoir s’adapter. Dire bonjour doucement, ne pas parler trop fort dans le métro, attendre son tour sans précipitation… Cela peut tout changer !
En fait, là-bas, le silence est une sorte de politesse. Et trop de volume peut facilement être mal perçu.
Italie et Pologne : l’exception chaleureuse
Heureusement, tout le monde en Europe ne voit pas les touristes américains d’un mauvais œil. En Italie, ils sont même attendus avec le sourire. Là-bas, seulement 2 % des Italiens considèrent leur pays comme peu accueillant envers les Américains. Autant dire que c’est insignifiant !
Même ambiance en Pologne. Seuls 15 % y ont une perception négative. Et beaucoup voient les Américains comme des « cousins expatriés ». Résultat : le contact est facile, l’atmosphère détendue, et l’accueil, sincère.
Dans ces pays, bavarder avec un inconnu dans un café ou demander son chemin au coin de la rue ne pose aucun souci. Bien au contraire.
Et la France dans tout ça ? Un amour… avec modération
En France, c’est un peu plus compliqué. Il y a une certaine distance, parfois prise pour de la froideur. Un peu plus de 15 % des Français pensent que leur pays est peu accueillant envers les Américains. Et presque la moitié des visiteurs US trouvent l’ambiance un peu… froide.
Mais voilà le twist : derrière cette façade distante peut se cacher une vraie chaleur humaine. C’est juste qu’en France, l’amabilité ne se hurle pas, elle se construit. Un bonjour, un sourire sincère, peut vite briser la glace.
Et si vous partagez une baguette ou une bouteille de vin, vous pourriez bien créer un souvenir que vous n’oublierez jamais.
Alors, les Américains sont-ils vraiment indésirables ?
Pas vraiment. Mais il y a une évidence : le style américain ne passe pas partout. Trop de spontanéité, trop de volume, trop de selfies… ça peut fatiguer.
La clé, ce n’est pas d’arrêter de voyager, au contraire. C’est d’observer, d’écouter, et de s’adapter un peu. Parce qu’au final, ce qu’on cherche tous, c’est de s’enrichir d’une culture différente. Et parfois, ça commence simplement par parler un peu moins fort.
Alors, si vous êtes Américain et que vous lisez ceci : gardez l’enthousiasme, mais pensez à la discrétion. L’Europe vous attend, mais avec un soupçon de calme.




